Sylvie Cohën-Akenine

Sylvie est céramiste, l’argile est sa matière : elle maîtrise l’élaboration de ses œuvres, du modelage à la cuisson, en passant par l’engobage et la patine.

Et l’argile, ou plutôt les argiles, le lui rendent bien : la terre se laisse devenir, sous les doigts de Sylvie, corps de femme, porte africaine, idole ancienne et même parole secrète : car Sylvie modèle des mots magiques, des mots de paix, de joie, dans toutes les langues du monde et même dans d’autres, qui restent encore à inventer.

Sylvie transmet son métier à d’heureux élus de tous âges, comme elle fait toute chose : avec soin, amour, et cette étincelle de folie sans laquelle l’art resterait sans âme.

Mais l’âme, ce n’est pas ce qui manque à son travail, ancré dans toutes les traditions du monde, et en particulier dans la tradition africaine, comme le montre notamment sa collaboration avec les artisans bronziers de Ouagadougou.

Les mains de l’artiste, le savoir-faire de l’artisan, le cœur de la femme sans frontières donnent à l’œuvre de Sylvie Cohen-Akenine ce caractère intemporel, qui permet à l’argile de traverser les âges.

Photo : Yéka Pharoah Fanchone